Seline Beyeler, une cheffe circulation des trains passionnée.

J’attendais cet entretien depuis longtemps déjà, enthousiaste à l’idée de réaliser un reportage dans un lieu hors du commun. J’ai en effet rencontré Seline Beyeler au centre d’exploitation flambant neuf de l’aéroport de Zurich, où les chefs circulation des trains CFF bénéficient d’un environnement de travail exceptionnel. Dans le bâtiment, quelque 320 collaborateurs s’affairent sur plusieurs étages. Plus tard, ils seront 480, lorsque l’ensemble du trafic ferroviaire de la région zurichoise sera géré depuis cette centrale.

Seline Beyeler travaille au poste d’enclenchement d’Olten, là où un CE aussi moderne que celui de l’aéroport de Zurich entrera prochainement en service. Seline Beyeler a démarré sa carrière professionnelle en accomplissant un apprentissage d’employée de commerce à l’Office des poursuites et faillites de Bienne. Mais avant même de passer son examen de fin d’apprentissage, elle savait qu’elle voulait entreprendre une seconde formation de cheffe circulation des trains (CCT). C’est ainsi qu’à 19 ans, elle entamait cette formation de treize mois. Lors de notre entretien, elle me confie comment elle gère le travail par équipe, le stress et les responsabilités qui lui incombent. Elle me parle également des perspectives qu’offre la formation de CCT aux CFF.

Seline Beyeler - Cheffe Circulation à Olten.Depuis combien de temps travaillez-vous aux CFF en tant que cheffe circulation des trains?

Depuis trois ans.

Lorsque vous étiez enfant, quel métier rêviez-vous d’exercer plus tard?

Je n’ai jamais rêvé d’un métier en particulier à vrai dire. J’ai dû faire un choix cornélien au moment d’opter pour une orientation professionnelle, car je m’intéressais alors à une multitude de domaines. La formation commerciale offrant une bonne base, je me suis tournée vers cette voie.


Quelques perspectives la formation de CCT ouvre-t-elle?

Au terme d’une formation de huit mois, l’on découvre les différentes places de travail et zones de desserte, dont on observe le fonctionnement. Progressivement, l’on se familiarise avec d’autres zones et l’on commence à assumer davantage de responsabilités. L’on est également amené à prendre part à des projets. Par exemple, après trois ans à peine, j’apporte déjà ma contribution à la construction du CE d’Olten.

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans votre métier?

Le travail par équipe est optimal pour moi, mon compagnon ayant également des horaires irréguliers. En outre, ce rythme me permet d’avoir du temps libre alors que les autres travaillent. Je peux ainsi m’adonner à mes loisirs pendant la journée: faire de la moto, de la plongée ou encore de la photographie. La répartition des équipes est communiquée trois mois à l’avance, ce qui permet de s’organiser plus facilement. Si l’on annonce des impératifs ou des rendez-vous fixes suffisamment tôt, l’on n’a généralement pas besoin de les déprogrammer. Je peux ainsi poursuivre mon engagement auprès des pompiers et des jeunes sapeurs-pompiers malgré mes horaires de travail irréguliers.

J’apprécie également le caractère extrêmement varié et passionnant de mon activité, ainsi que le fait de pouvoir – et de devoir – assumer des responsabilités.

Surveillez-vous des tronçons de réseau spécifiques?

Notre équipe à Olten surveille et gère le trafic sur les tronçons Olten–Bienne, Olten–Berne et Olten–Lucerne.

Comment gérez-vous les différentes contraintes (stress aux heures de pointe, monotonie aux heures marginales)?

Il est vrai que c’est un défi au début. Trois équipes se relaient: la première travaille de 4h00 à 12h00, la suivante de 12h00 à 19h00 et la troisième de 19h00 à 4h00. Chaque équipe connaît des heures de pointe différentes. Ainsi, il se peut que l’on doive prendre son service en étant pleinement concentré et que l’activité devienne calme plus tard. Vers la fin du tour, il faut alors être particulièrement attentif à ne pas baisser la garde. La surveillance active d’un tronçon aux heures calmes est en effet tout aussi importante qu’aux heures de fort trafic. C’est une chose que l’on apprend à gérer avec le temps.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui s’intéresse à votre métier?

Le mieux est d’assister à l’une des séances d’information proposées, de manière à se faire une idée plus précise de la formation et du métier. Reste ensuite à postuler et à se lancer!

La formation de chef-fe circulation des trains vous intéresse? Chaque année, nous formons quelque 120 cheffes circulation des trains dans toute la Suisse. Vous obtiendrez des informations complémentaires sur la page Chef/fe circulation des trains (CCT).

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